Compte-rendu de la réunion de bassin obligatoire du 14 décembre 2012 :

Publié le par Les correspondants professeurs-documentalistes des bassins de Sarcelles et de Gonesse

au média pôle de Goussainville

Bassins de Sarcelles et de Gonesse



Thème 1 :

Découvrir les potentialités des nouveaux outils de veille

(agrégation de flux et curation, moteurs, annuaires, listes de diffusion),

et

Thème 3 :

Renforcer l’implication des professeurs documentalistes dans les parcours des élèves

(livret de compétences au collège, accompagnement éducatif et accompagnement personnalisé au collège, mise en place de la réforme du lycée général et du lycée professionnel, avec l’accompagnement personnalisé, les enseignements d’explorations, et le tutorat).

 


15 collègues présents sur 25 pour le bassin de Gonesse, soit 60% de présents ;

et 24 collègues présents pour le bassin de Sarcelles sur 34, soit 70,6% de présents.

Au total pour nos deux bassins, 65,3% de présents pour cette réunion du 14 décembre.



Maurice Benassayag énonce le programme de la demi-journée et présente M. Vincent, notre nouvel IA-IPR pour le bassin de Sarcelles.

M. Vincent donne la liste des professeurs documentalistes qu’il prévoit d’inspecter dans l’année pour le bassin de Sarcelles : la priorité est donnée à  ceux et celles qui n’ont pas été visités depuis longtemps ; les documentalistes qui ont atteint l’échelon « hors classe » ne seront pas concernés. Pour le bassin de Gonesse, Mme Rault (IA-IPR) continue les inspections, déjà au moins 3 cette année.

M. Vincent, qui vient de l’académie de Lille, nous a fait parvenir, depuis cette réunion, des documents  sur les missions du professeur documentaliste (d’après le protocole d’inspection de 2007) ainsi qu’un tableau référençant les compétences documentaires que l’on peut travailler avec les collégiens dans le cadre du socle commun (voir Pièces jointes à ce CR).

 

1 / Informations diverses

Autour du conte :signalée par Catherine Marais, l’association  « Conte Leu » (de Saint Leu) qui propose des interventions dans les classes de français (80 euros pour une prestation par classe, durée 45 minutes, contact : 01 30 40 17 74 ou 06 31 38 75 20) ; ainsi que signalée par Maurice Benassayag,la « Maison des contes et des histoires »à Paris.

http://contes-histoires.siteautomatique.com/page1.php?id_chapitre=5&titre=La%20maison



Handicap :  Céline Gandon nous fait part de son enthousiasme concernant le stage qu’elle a effectué dans le cadre du PAF : « Acquérir les bases de la communication en LSF, Langue des Signes Française » à l’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA)  de Suresnes (92).  Elle encourage tous ceux qui se sentent concernés à suivre cette formation.



Comité de lecture : Marie Binard rappelle la date du prochain comité de lecture hébergé cette année dans son collège Chantereine à Sarcelles : mercredi matin 19 décembre. Ensuite, ce sera le mercredi matin 13 février 2013 que se retrouveront les acteurs de ce comité de lecture nommé « Les Marque-Pages » (http://www.cddp95.ac-versailles.fr/les-marque-pages/).



Vente au profit de l’UNICEF : Philippe Leroy nous indique que les élèves en CAP Petite Enfance de son lycée professionnel Virginia Henderson à Arnouville ont confectionné des doudous qu’ils vendent au profit de l’UNICEF.



Ressources numériques : Amélie Boulay nous rappelle  que  l’enquête sur les ressources numériques qu’elle a élaborée avec Françoise Mansotte  devrait être remplie avant les vacances afin que le travail de dépouillement des questionnaires puisse commencer.



Maurice Benassayag explique les sources de financement possibles en matière de ressources numériques : le Conseil Général du Val d’Oise (jusqu’à 1500 euros), et l’État (via le « chèque ressources » pour en général  la somme de 1500 euros). Très récemment, l’Etat proposerait aux établissements une nouvelle enveloppe de 1000 euros.



Commandes à la MDE : Michèle Oger nous encourage à effectuer nos commandes auprès de la Maison Départementale de l’Éducation, le service de la librairie étant très efficace et fiable. http://www.cddp95.ac-versailles.fr/librairie/



Réunions optionnelles : Maurice Benassayag indique que pour la journée optionnelle du 14 mai, l’intervenant prévu pour l’après midi au CMP de Bouffémont n’est plus disponible. Amélie Boulay propose que l’on se mette en relation avec des intervenants qui parleraient du livre numérique, dont un qu’elle a rencontré lors d’une conférence professionnelle au salon du livre jeunesse à Montreuil début décembre. Au passage, Brigitte Réa souligne le retard que la France a pris dans ce domaine et les difficultés rencontrées par les éditeurs en  raison de l’incompatibilité des formats entre les liseuses.

 

2/ Thème 1 : Découvrir les potentialités des nouveaux outils de veille

Brigitte Réa, formatrice à la DAFPA et au CRDP, nous propose de faire le point sur la veille documentaire et la curation (Voir diaporama en pièce jointe).



A/ Qu’est=ce que la veille documentaire ?

Plusieurs  aspects de la veille peuvent être recensés dans le cadre de notre métier :

- la veille personnelle, pour soi (se tenir informé des mises à jours sur les sites de littérature jeunesse, EDU’bases, Eduscol, …).

- la veille destinée aux collègues, aux élèves

- apprendre aux élèves la veille documentaire (dans le cadre des TPE au lycée par exemple, aider les élèves à se constituer des bureaux virtuels).

Le principe de la veille est arrivé avec le web 2.0 : on ne va plus chercher l’information, c’est l’information qui vient vers nous, autour du principe de « push and pull » (par exemple avec les agrégateurs de flux RSS comme netvibes, nous sommes informés des nouveaux contenus d’un site web sans être obligé d’aller le consulter).

 

B/ Définitions :

La veille : c’est effectuer de la surveillance sur un sujet donné, être informé régulièrement de nouvelles publications, il n’y a pas d’éditorialisation. La veille se situe avant la curation.

La curation : il s’agit de chercher l’information, de la sélectionner puis de  l’éditorialiser dans le but de la partager.

L’alerte : c’est l’utilisation d’outils pour être alerté sur certains sujets ou les nouveautés du site web, qui poussent l’information vers l’usager (exemple « Google Reader « qui remplace » iGoogle »).

 

C/ Quels outils choisir ?

Présentation de différents outils à travers quelques exemples, l’essentiel étant de bien déterminer pour qui on veille, pour soi ou pour les autres, ce qui permet de choisir le meilleur outil :

- Scoop.it (outil de curation) : la veille du site de l'ARPEJ (Association Région Presse Enseignement Jeunesse), effectuée par Joëlle Acoulon, notamment autour du travail sur l’image dans le cadre de la Semaine de la Presse.  http://www.scoop.it/t/presse-a-l-ecole

- Netvibes :

* les portails netvibes de veille documentaire des bibliothèques de prêt de la ville de Paris

http://b14sigbermes.apps.paris.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=EXPLOITATION&PORTAL_ID=portal_model_instance__facebooketcie.xml

* le kiosque presse de Charles Pucheu-Planté, crée lors d’une Semaine de la Presse :http://www.netvibes.com/kiosquelycee#Actualites

 

-Pearltrees (outil de curation) : l’arbre à perles de Brigitte Réa http://www.pearltrees.com/#/N-u=1_542339&N-fa=4424804&N-s=1_4424804&N-f=1_4424804&N-p=64088727

 

D/ Questionnements :

Le problème du droit d’auteur : est-on toujours autorisé à éditorialiser (c'est-à-dire mettre en forme et partager) toutes les pages que l’on trouve sur le web ?

(voir le document sur Eduscol, « Les pratiques de veille au regard du droit » : http://eduscol.education.fr/numerique/actualites/veille-education-numerique/decembre-2012/veille-et-droit )



Quel est le rôle du curateur : doit-il vérifier les informations qu’il éditorialise ?

Voir le « Guide de la curation » de Ghislain Chasme : http://www.ghislain-chasme.net/signets/spip.php?article1087



Quelle conduite les professeurs documentalistes doivent-ils adopter devant la multiplicité des ressources, des outils de curation et de communication ?

Par exemple, faut-il privilégier l’ENT et ses signets pour diffuser des liens vers des sites internet ou bien utiliser le portail e-sidoc ?

L’utilisation d’e-sidoc  serait davantage pertinent car le portail renvoie à la fois sur les documents présents au CDI mais aussi sur des ressources virtuelles. De plus, tous les logiciels documentaires sont désormais des logiciels portails.

Comment sensibiliser les élèves à la veille documentaire ?

Brigitte Réa cite l’exemple de séances menées au lycée Jean Jacques Rousseau de Sarcelles avec des élèves de Première en Sciences Économiques et Sociales (1° ES) dans le cadre des TPE. Les élèves devaient se créer un bureau virtuel et organiser leurs signets.

D’autres pistes sont également évoquées : utiliser les heures d’accompagnement personnalisé au lycée pour proposer des séances sur la veille documentaire ; au collège en 3ème, aborder la notion de veille à partir des thèmes de recherches documentaires que les élèves ont à effectuer en SVT.

Des questions plus techniques sont également posées :

qui s’occupe d’entretenir le parc informatique et les réseaux dans nos établissements ? Que faire lorsque le débit internet n’est pas suffisant pour développer l’accès aux ressources numériques ?

M. Vincent nous indique que ces interrogations sont toujours en attente dans la plupart des établissements, par faute de moyens financiers , notamment pour l'embauche de personnel spécifiquement dévolu à ces tâches. Dans certains établissements, c’est une société extérieure qui assure la maintenance (payée par l’établissement), mais cette société ne gère pas l’ENT par exemple, ce qui reste un souci.

 

3/ Thème 3 :

Renforcer l’implication des professeurs documentalistes dans les parcours des élèves

Différents collègues nous font part de leurs expériences. Celles-ci sont ensuite commentées, questionnées par les participants à la réunion.

 

A/ Au collège, quelques exemples d’implication du professeur documentaliste dans les dispositifs d’accompagnement personnalisé.



  • Au collège Martin Luther King de Villiers-le-Bel, Marine Pages participe à l’accompagnement personnalisé sur le niveau 5ème, via un « module web ».

    Les élèves bénéficiant du dispositif sont ceux qui ont de faibles résultats en mathématiques et en français. Tout au long de l’année, ils participent à plusieurs modules par groupe de 7 élèves (correspondant au nombre d’ordinateurs disponibles au CDI). Celui pris en charge par la professeur documentaliste concerne la recherche sur internet : pendant 1 heure, durant 6 semaines, les élèves étudient le web (comment naviguer dans une page internet, qu’est-ce qu’un moteur de recherche et son fonctionnement, comment vérifier la validité d’un site, identification de l’auteur du site, date de mise à jour,  le droit à l’image, …). A l’issue de leur formation, des items du B2i sont validés ; dans le bulletin trimestriel, une appréciation concernant le travail effectué lors de ces modules est notée. La septième semaine est consacrée à une réunion bilan entre les professeurs participant à l’accompagnement personnalisé, puis les élèves changent de module.



  • Au collège François Mauriac à Louvres, Marie Rousselet prend en charge, à l’occasion de l’accompagnement personnalisé, des groupes d’élèves de 6e pendant deux heures tous les 15 jours. L’accent est mis sur la lecture-compréhension  et la recherche documentaire. Au cours de ces ateliers, les élèves doivent préparer un exposé qui est évalué et noté durant le cours de français.



  • M. Vincent déplore que, bien souvent, le travail effectué par le professeur documentaliste lors de ces séances ne soit pas assez valorisé dans l’évaluation des élèves. Il préconise que l’on participe davantage à l’évaluation des élèves que l’on forme, en particulier ceux qui sont en difficulté ; une note spécifique sur le bulletin par exemple, permettrait de les valoriser.

Christine Brochard indique que le professeur documentaliste peut aussi participer à la note de vie scolaire, mais M. Vincent explique que cette participation reste noyée au milieu d’autres critères. M. Vincent pense par ailleurs que même s’il est difficile de mettre en œuvre une progression des apprentissages documentaires de la 6e à la terminale, le professeur documentaliste concourt à la construction de connaissances et de compétences insuffisamment prises en compte dans l’évaluation des élèves.



- Catherine Marais, du collège Léonard de Vinci à Bouffémont, nous parle de l’accompagnement éducatif qui est l’occasion pour les élèves volontaires (6°-5°-4°) de participer à la rédaction du journal du collège (équipe de rédaction, deux numéros par année scolaire, mixité des élèves et évaluation particulière sur les bulletins trimestriels). Une autre façon pour le professeur documentaliste d’impliquer le CDI dans les activités de l’établissement.

 

B/ Au lycée, quelques exemples d’implication du professeur documentaliste dans les dispositifs d’accompagnement personnalisé ou lors des enseignements d’exploration. 



  • Au lycée Jean Jacques Rousseau de Sarcelles, Brigitte Réa- Yannick Allexant et Stéphanie Olion, nous parlent de la mise en place de l’Accompagnement  Personnalisé (A.P) au CDI pour les élèves de Seconde. Ce lycée est pilote pour l’A.P., où ce sont les élèves qui choisissent eux-mêmes leur module pour 8 semaines, via un logiciel spécialement créé. Ceux qui optent pour le module CDI travaillent en autonomie sur les ordinateurs du CDI (le nombre d'élèves est limité par le nombre d'ordinateurs disponibles soit, 12 en tout), à partir du site internet dédié à ces séances (https://sites.google.com/site/accompagnementpersonnalisejjr/home ).

    Ils remplissent des questionnaires et sont évalués sous forme de QCM. Après chaque TP, les professeurs-documentalistes effectuent un rapide bilan pour repérer les élèves en difficulté. Cette manière de travailler a pour objectif de rendre l’élève actif et autonome dans son apprentissage  A noter que le CDI continue d’accueillir les autres lycéens pendant les heures d’AP ; Brigitte Réa souligne que la participation à ces ateliers est très utile ensuite pour le travail demandé lors des TPE en 1ère.

     

  • Monsieur Vincent pose le problème de la décontextualisation de l’apprentissage lors des cours d’Initiation à la Recherche Documentaire (IRD).

    Françoise Mansotte dit qu’au contraire, lors de ces séances, nous essayons toujours de contextualiser les apprentissages. D’autres participants ajoutent que ces séances systématiques servent aussi à donner de bonnes habitudes aux élèves qui, sans cette sensibilisation, ne fréquenteraient pas le CDI (familiarisation au lieu, identification du professeur documentaliste et de ses compétences, continuité avec un rappel chaque année).

     

- Michèle Assimpah relate ses expériences menées au lycée professionnel Pierre Mendès France de Villiers-le-Bel, avec les élèves lors des heures d’accompagnement personnalisé. Les approches sont multiples : travail mené avec un écrivain, Rachid Santaki, et des élèves qui n’aiment pas la lecture ; à l’occasion de la semaine de la presse, rencontre avec une journaliste du Parisien Val d’Oise (Aurélie Foulon) pour aborder la  notion de rumeur et de source. D’autres élèves ont travaillé sur les génériques de différents journaux télévisés. Cette année, des élèves réalisent un journal scolaire, deux numéros par an.  L’évaluation de ces ateliers est réalisée lors des CCF (Contrôle en Cours de Formation), où la professeur documentaliste co-évalue.

 

La prochaine réunion de bassin obligatoire qui portera sur

« la mutation des CDI en « 3C » ou « CCC » (Centre de Connaissance et de Culture),

en élaborant des stratégies communes avec les CPE pour favoriser le travail de l’élèves et l’accès au ressources documentaires », se fera en deux temps :

- bassin de Gonesse :

Jeudi 21 février, de 9h à 12h, au lycée Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse

  • bassin de Sarcelles :

    Jeudi 4 avril, de 9h à 12h, au lycée de la Tourelle à Sarcelles

 

Entre-temps, pour les collègues qui ont été inscrits début janvier par leurs chefs d’établissements via Gaiarespo, rendez-vous au

salon Intertice le jeudi 7 février après-midi, à La Défense (92).

Pour toutes les infos à ce sujet : http://www.intertice.fr/

 

Le 5 février 2013,

compte rendu rédigé par Hélène Migeat, Maurice Benassayag, et Amandine Leclercq,

correspondants des professeurs documentalistes des bassins de Sarcelles et de Gonesse





Trois pièces sont jointes à ce CR :

1) document de M. Vincent : « Missions Docs »

2) document de M. Vincent : « Compétences documentaires et socle commun »

3) diaporama de Brigitte Réa (« Veille documentaire »), sur les outils de veille documentaire

Publié dans Réunions de bassin

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